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Tendances marché - fiscalité

Peut-on cumuler revenus locatifs​​ et retraite ?

Publié le 20/06/2026

Il est commun d’entendre que nos revenus chuteront de moitié à la retraite. C’est en partie vrai, mais encore en dessous de la réalité. Il convient donc de trouver un complément de revenus si vous souhaitez conserver votre pouvoir d’achat intact.

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Sommaire

L’essentiel à retenir sur le cumul retraite et revenus locatifs

Le cumul de la retraite et des revenus locatifs est une solution stratégique pour compenser la baisse de pouvoir d’achat lors de la fin de carrière. Contrairement aux revenus d’activité, les loyers perçus via un patrimoine immobilier n’impactent pas le montant des pensions de retraite versées par les régimes obligatoires.

  • La perception de revenus locatifs complémentaires est possible sans aucun plafonnement de ressources.
  • Une distinction fiscale s’opère entre la location nue et la location meublée pour le calcul de l’impôt sur le revenu.
  • Les revenus issus d’un investissement locatif sont soumis à l’impôt sur le revenu selon votre tranche marginale d’imposition, ainsi qu’aux prélèvements sociaux au taux de 17,2 % (location nue) et 18,6 % pour la location meublée (depuis le 1er janvier 2026).
  • L’optimisation du patrimoine immobilier permet de protéger le conjoint survivant tout en transmettant des biens immobiliers valorisés.

Comment réussir le cumul retraite et revenus locatifs ? C’est une question que se posent de plus en plus de Français à l’approche de la retraite. Face à l’incertitude sur le niveau des pensions, l’investissement immobilier apparaît comme une solution efficace pour générer des revenus complémentaires et préserver son niveau de vie. Location nue, statut bailleur privé ou location meublée (LMNP) : plusieurs stratégies permettent de percevoir des revenus locatifs à la retraite tout en se constituant un patrimoine durable. Découvrez un exemple concret.

Exemple type : Franck, 51 ans, comment préparer un complément de revenus pour sa retraite en 2040

Profil investisseur

  • Né en 1975, marié, sans enfant
  • Cadre du secteur tertiaire, salarié du privé sans interruption depuis 1998
  • Salaire actuel : 78 294 € bruts annuels, soit environ 5 135 € nets/mois
  • Départ à la retraite envisagé en 2040 à 65 ans
  • Pension estimée (base + AGIRC-ARRCO) : 3 284 € nets/mois, soit 64 % seulement de son dernier revenu d’activité

Le manque à gagner attendu : environ 1 851 € nets/mois en moins. C’est précisément l’écart qu’un investissement locatif anticipé permet de combler, sans aucun impact sur le calcul de sa pension.

Pourquoi l’immobilier locatif est pertinent dans son cas ?

  • Franck dispose encore de 14 ans pour rembourser un crédit immobilier avant sa retraite.
  • À l’échéance du prêt, les loyers basculent intégralement en complément de revenus, exonérés de cotisations retraite et sans plafonnement.
  • La couverture Assurance Décès Invalidité (ADI) sécurise par ailleurs son foyer pendant toute la phase de remboursement.

Depuis la disparition du dispositif Pinel fin 2024, deux solutions principales s’offrent à lui chez iSelection.

Scénario A — Statut Bailleur Privé (dispositif Jeanbrun)

Entré en vigueur le 21 février 2026, le statut Bailleur Privé est le successeur direct du Pinel pour la location nue dans le neuf.

  • Investissement type : appartement neuf de 52 m² dans une résidence collective, environ 220 000 € TTC frais d’acquisition inclus
  • Mécanisme fiscal : amortissement annuel de 3,5 % à 5,5 % calculé sur 80 % du prix du bien (taux variable selon le niveau de loyer pratiqué), déductible des revenus fonciers
  • Charges déductibles : intérêts d’emprunt, taxe foncière, frais de gestion, assurances  (via le régime réel)
  • Déficit foncier imputable jusqu’à 10 700 €/an sur le revenu global
  • Engagement : 9 ans de location nue à titre de résidence principale, sans zonage géographique
  • Revenu locatif estimé en 2040 : environ 730 €/mois nets de charges, soit +22 % sur sa pension

Exemple donné à titre indicatif et non contractuel. L’ensemble des dispositifs requiert des conditions d’éligibilité. Les règles fiscales sont soumises à conditions.

Scénario B — LMNP géré en résidence services

Le statut de Loueur Meublé Non Professionnel est historiquement le dispositif de référence pour préparer sa retraite avec un complément de revenus quasi défiscalisé.

  • Investissement type : studio ou T1 en résidence services seniors, étudiante ou tourisme, entre 180 000 et 220 000 € TTC
  • Mécanisme fiscal : amortissement comptable jusqu’à 85 % du prix de revient, qui neutralise l’imposition des loyers pendant 15 ans minimum
  • Sécurisation : bail commercial de 9 ans signé avec un gestionnaire professionnel — les loyers sont versés que le logement soit occupé ou non
  • Zéro gestion locative : pas de recherche de locataire, pas d’état des lieux, pas de relances
  • Revenu locatif estimé en 2040 : entre 700 et 800 €/mois nets, perçus quasi nets d’impôt grâce à l’amortissement BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux)

Quel choix pour Franck ?

  • Le Bailleur Privé est plus adapté si Franck a une tranche marginale d’imposition élevée (≥ 30 %) et souhaite générer dès maintenant un déficit foncier pour réduire son impôt sur le revenu pendant la phase d’épargne.
  • Le LMNP géré est plus adapté s’il privilégie la simplicité de gestion à la retraite et un revenu net d’impôt prévisible. Les deux logiques ne s’opposent pas : un patrimoine équilibré peut les combiner sur deux biens distincts.

Les étapes clés pour optimiser son cumul de la retraite et des revenus locatifs

  1. 1.

    Analyser son patrimoine immobilier actuel pour identifier les leviers de rentabilité avant le départ à la retraite.

  2. 2.

    Choisir entre la location nue et le statut de loueur en meublé afin de maximiser les abattements fiscaux sur les revenus fonciers.

  3. 3.

    Opter pour le régime réel si vos charges, comme la taxe foncière ou les intérêts d’emprunt, permettent de réduire la base imposable.

  4. 4.

    Anticiper le montant des prélèvements sociaux et des cotisations sociales éventuelles pour calculer son revenu net disponible.

  5. 5.

    Déléguer la gestion locative à un expert pour sécuriser ses revenus et percevoir ses loyers en toute sérénité.

Ainsi qu’illustré dans l’exemple de Franck, il existe souvent plusieurs stratégies afin de créer des revenus complémentaires pour la retraite avec l’immobilier.
En tant que retraité, vous recherchez avant tout la stabilité et la sécurité des loyers afin de compléter votre pension de base. La rentabilité par exemple, n’est pas l’objectif premier.

Pour affiner votre réflexion, voici un tableau comparatif de solutions immobilières adaptées à la préparation de retraite.

Tableau comparatif : les dispositifs adaptés au cumul retraite et revenus locatifs

Statut Bailleur Privé (Jeanbrun)
LMNP géré (résidence services)
Nue-Propriété
Objectif retraite
Réduire son impôt pendant la vie active et générer un complément de revenus à la retraite
Obtenir des revenus complémentaires peu ou non fiscalisés sur le long terme
Se constituer un patrimoine à moindre coût, à récupérer en pleine propriété au moment de la retraite
Nature des revenus
Revenus fonciers (location nue)
BIC réel (Bénéfices Industriels et Commerciaux)
Aucun revenu pendant le démembrement, puis loyers ou occupation du bien à terme
Horizon idéal avant la retraite
9 ans de location minimum — idéal 10 à 15 ans avant le départ
Bail 9 ans minimum — revenus non fiscalisés pendant 15 ans et plus selon le montage
15 à 20 ans (durée du démembrement)
Avantage fiscal
Jusqu’à 12 000 € d’amortissement annuel + déficit foncier imputable jusqu’à 10 700 €/an
Amortissement jusqu’à 85 % du prix de revient : loyers quasi nets d’impôt + récupération de la TVA (20 %)
Pas de fiscalité pendant le démembrement, bien exclu de l’IFI
Gestion à la retraite
Gestion directe ou déléguée à un administrateur de biens
Zéro gestion : loyers versés par le gestionnaire, bien occupé ou non
Aucune gestion pendant toute la durée du démembrement
Les plus
Successeur du Pinel, sans zonage géographique, neuf comme ancien
Sécurité des loyers (bail commercial) et revenu net prévisible
Prix d’achat décoté de 30 à 40 %, excellent outil de transmission
Conseil iSelection
Adapté aux TMI ≥ 30 % qui veulent défiscaliser dès maintenant
La solution de référence pour un complément de retraite sans contrainte
Idéal si vous n’avez pas besoin de revenus avant le départ à la retraite

FAQ sur le cumul de la retraite et des revenus locatifs

Est-ce que mes revenus locatifs réduisent ma pension de retraite ?

Non, le cumul de la retraite et des revenus locatifs est totalement libre car les loyers sont considérés comme des revenus du patrimoine et non d’une activité professionnelle.

Quelle est la fiscalité appliquée aux revenus locatifs des retraités ?

Les loyers sont intégrés à votre impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus fonciers pour la location nue ou des BIC pour le meublé, après application d’un abattement ou déduction des frais réels.

Doit-on payer des prélèvements sociaux sur les loyers perçus ?

Oui, les revenus locatifs sont soumis aux prélèvements sociaux à hauteur de 17,2 % (location nue) et 18,6 % pour la location meublée, prélevés directement par l’administration fiscale.

Peut-on louer sa résidence principale pour compléter sa retraite ?

Oui, louer une partie de sa résidence principale permet de générer des revenus complémentaires souvent exonérés d’impôts sous certains plafonds de loyer.

Faut-il passer au régime réel une fois à la retraite ?

Pour la location nue, le régime réel est conseillé dès que vos charges déductibles (taxe foncière, intérêts d’emprunt, travaux, frais de gestion) dépassent l’abattement forfaitaire de 30 % du micro-foncier. Il devient même obligatoire si vous optez pour le statut Bailleur Privé (Jeanbrun), pour bénéficier de la déduction d’un amortissement annuel du bien. Pour la location meublée également , le régime BIC réel est conseillé pour bénéficier de l’amortissement du bien. À la retraite, le passage au réel permet d’optimiser la valeur du bien net de fiscalité, particulièrement si des travaux de rénovation ou d’adaptation sont envisagés. Tout dépend cependant de votre situation patrimoniale personnelle.